Dans son dernier rapport, cite le manque de dynamisme des et le déficit de la parmi les fragilités structurelles de l’. Maintenant, pour mettre l’économie nationale sur la voie de la soutenable, il faut hâter les réformes visant à rehausser la en intégrant la notion de valeur ajoutée dans le tissu productif national.

insuffisante et faible compétitivité sont les deux constats alarmants établis par le dernier rapport de Bank Al Maghrib.
En chiffres bruts, les exportations ont atteint 154,5 milliards de dirhams en 2008 et ont marqué un accroissement de 23,1%. L’expansion des ventes de phosphates, qui explique cet accroissement des exportations, a plus que doublé, totalisant 50,9 milliards de dirhams suite à l’importante augmentation des prix. La part des exportations des phosphates et dérivés est passée, d’une année à l’autre, de 17,8% à 32,9%.
De fait, la contribution des exportations nettes à la croissance globale a été négative pour la deuxième année consécutive, atteignant 5,3% contre 4,2 points en 2007. Les exportations de biens se sont établies à 156,3 milliards de dirhams, enregistrant un accroissement de 28,6%, attribuable principalement à l’expansion des ventes de phosphates.
Quant aux exportations de services, elles ont baissé de 2,3%, après avoir progressé de 16,6% un an auparavant.
Pour leur part, les ventes de biens d’équipement se sont améliorées de 10,9% pour s’établir à 15,6 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre néanmoins une décélération des exportations de fils et câbles pour l’électricité, suite au ralentissement de la demande des .
En revanche, les livraisons des biens de , qui représentent plus d’un cinquième du total des exportations, se sont inscrites en baisse de 6,7% se limitant à 33,7 milliards de dirhams en raison de la forte concurrence étrangère sur les marchés traditionnels du Maroc. Cette contraction traduit principalement le repli des ventes de vêtements confectionnés et d’articles de bonneterie. La baisse des expéditions au titre de ce groupe de produits a été, en partie, atténuée par la hausse des ventes de pièces détachées pour voitures de et de médicaments.
De toute évidence, le faible dynamisme des exportations, notamment lié à la productivité insuffisante des entreprises industrielles et avec une structure qui demeure encore dominée par des biens à faible valeur ajoutée, est à l’origine du déficit structurel de la balance commerciale, que les recettes du tourisme et des Marocains résidants à l’étranger ont peut être occulté ces dernières années.
Devant l’augmentation de 23% des importations, imputable essentiellement à l’appesantissement de la facture énergétique et aux acquisitions de produits alimentaires, le déficit commercial s’est élevé à 25,1% du .
Parallèlement aux exportations, les recettes du tourisme et les des , en repli respectivement de 5,6% et de 3,4%, n’avaient pas permis de couvrir ce déficit. Les transactions courantes se sont soldées par un déficit de l’ordre de 5,2% du PIB, marquant une rupture dans les résultats de ces dernières années.
En dépit des rentrées nettes de capitaux, affectées cette année par le recul des investissements directs étrangers, la balance des paiements a dégagé un déficit global de 11,5 milliards de dirhams, qui a ramené les réserves de change à un niveau permettant de couvrir 7 mois d’importations de biens et services au lieu de près de 9 mois un an auparavant.
En conclusion, pour le redressement de l’économie nationale et le mettre sur un sentier de croissance soutenable, il convient de mettre en place des mesures visant à rehausser la compétitivité du tissu productif pour assurer le dynamisme des exportations.
Le sentence de Bank Al-Maghrib est sans appel : la feuille de route établie à ce sujet appellent, en plus d’un système de suivi-évaluation, l’amélioration de l’environnement des affaires, par le renforcement de l’efficience de la justice et de l’administration publique, l’approfondissement de la lutte contre la corruption, l’efficience de l’investissement en moyens budgétaires et humains pour développer le triptyque Education-Formation-Recherche, ainsi que la flexibilité au niveau du marché du travail.
Les stratégies pour mettre l’économie nationale sur un sentier de croissance soutenable ont été produites à partir d’un diagnostique correcte de la situation réelle. Désormais il suffit de hâter les réformes et de mettre à niveau le tissu productif national.

Source, Albayane, Hassan Benkabli,08-07-2009
http://www.albayane.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=153568

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