La modération du rythme de annuelle de l’ se poursuit. En glissement annuel, la a, en effet, bondi, au terme du mois de juillet 2009, de 6,8% au lieu de 12,4% entre juillet 2007 et juillet 2008.

Cette évolution s’est accompagnée de réallocations des portefeuilles des agents non en faveur notamment des titres des monétaires, parallèlement au ralentissement de la progression des actifs monétaires. En effet, la croissance annuelle des placements à terme a de nouveau diminué, s’établissant, sur une année, à 7,6%. De même, la monnaie scripturale poursuit sa croissance à des inférieurs à 10%, revenant en juillet à 5,1%. Les placements à vue ont, quant à eux, continué de croître en conformité avec leur tendance régulière observée depuis plusieurs années, tandis que la monnaie fiduciaire a maintenu le même rythme de progression avec 9,1%. Au niveau des sources de création de la monnaie, l’évolution de M3 reflète la hausse du crédit global, dont l’effet a été toutefois limité par le repli des avoirs extérieurs nets et l’accroissement des des .

La progression du crédit intérieur global est imputable à celle tant des concours à l’ que des créances nettes sur l’Etat. Ces dernières se sont, en effet, inscrites en hausse entre juin et juillet, tirées essentiellement par l’augmentation des souscriptions des banques aux . Concernant plus particulièrement le crédit bancaire, il s’est accru en une année de 16,3%, mais ressort en décélération comparativement au taux de 19,7% enregistré en moyenne durant les quatre premiers mois de 2009. Cette évolution recouvre le ralentissement du rythme d’accroissement annuel des crédits à l’immobilier et à la , plus prononcé pour les facilités de trésorerie, et le maintien de la croissance des crédits à l’équipement à un niveau élevé de 25,6%, en dépit de la baisse accusée d’un mois à l’autre. En témoigne la progression limitée à 0,9%.

En ce qui concerne les avoirs extérieurs nets, ils ont accusé, sur une année, un recul de 14,3% et un repli de 3,9% depuis le début de l’année sous l’effet de la baisse de 4,1% des réserves de change de . S’agissant des agrégats de placement liquides, ils ont progressé, depuis le début de l’année, de 10,4%, en liaison principalement avec l’augmentation de 27,5% des titres d’OPCVM obligataires. Alors que sur une année, ils ont reculé de 5,9% au lieu d’une augmentation de 6,2% une année auparavant. Sur un autre registre, à fin juillet 2009, les créances en souffrance ont légèrement augmenté de 0,22% par rapport au mois de juin.

Il n’en demeure pas mois que le ratio de la qualité des engagements est de plus en plus maîtrisé. En témoigne le recul depuis le début de l’année de 10,29% des créances en souffrance. Une évolution imputable à une meilleure maîtrise des risques, un strict respect des règles prudentielles de Bank Al-Maghrib (BAM) ainsi qu’un suivi efficient des recouvrements des créances par les banques. Aujourd’hui, le véritable challenge pour les banques sera de disposer d’assez de ressources pour pouvoir accompagner l’expansion des crédits.
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en

Au terme du mois de juillet 2009 et comparativement à fin juin, les facteurs autonomes de la liquidité ont exercé sur les trésoreries bancaires un impact restrictif de 5,3 milliards de dirhams, en moyenne des fins de semaines, attribuable principalement à l’augmentation de la circulation fiduciaire et à la baisse des avoirs extérieurs nets de Bank Al-Maghrib.
En dépit de la diminution du montant de la réserve monétaire de 4,8 milliards, le déficit des trésoreries bancaires est passé d’un mois à l’autre de 21,8 milliards à 22,3 milliards de dirhams. Parallèlement, Bank Al-Maghrib a dû augmenter le volume de ses interventions à travers les avances à 7 jours sur appel d’offres le portant à 21,4 milliards au lieu de 20,6 milliards de dirhams un mois auparavant.Aussi, le taux moyen pondéré du , s’est il inscrit en recul de 4 points de base par rapport au mois de juin et s’est situé à 3,25% en moyenne quotidienne. Pour leur part, les taux des bons du Trésor à court terme ont accusé en juillet des baisses allant de 1 à 6 points de base par rapport aux dernières émissions, s’établissant à 3,25%, 3,28% et 3,35% respectivement pour les bons à 13, à 26 et à 52 semaines. S’agissant des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois a enregistré en juillet 2009 une légère baisse d’un point de base revenant à 3,74%.

Source: Le Matin, Nadia Benyouref, 20-08-2009

www.lematin.ma

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